"Je suis assise sur ce banc depuis maintenant bien une heure, la pluie n'a toujours pas cesser de tomber. En face de moi je vois une grande place, mais mon regard est flou. La pluie, les larmes... je me sens aveugle. Je suis mouillée, très mouillée. Je suis à Paris, je n'ai que moi pour seule compagnie. J'attends quelqu'un qui ne viendra jamais ; je commence seulement à m'en rendre compte. Je tremble, le froid m'a entièrement paralisée. J'ai l'impression que je vais rester sur ce banc pour toujours. J'ai l'impression que le temps s'est arrêté. Et si je m'endomais doucement, sous le souffle du vent, sous le ciel qui pleure. Et si je ne me réveillais plus jamais ? Il n'est pas venu, il ne viendra plus. Voila trois heures que je suis sur ce banc, toujours encore la pluie tombe. S'il vous plaît ? Que faudra-t-il encore que j'endure avant d'aller au paradis ? J'aimerais bien qu'un ange vienne me voir en me disant "pour le paradis vous remplissez les formulaires rose et bleu, vous signez le vert et vous me montrer votre carte d'identité" Je ne suis plus qu'un bloc de glace ruisselant. Soudain, l'ange arriva.
"Excusez-moi mademoiselle ?"
Un énorme frisson me parcouru, l'ange avait une voix chaude et rassurante. Il avait un magnifique accent anglais. Je me mis à sangloter, mes larmes étaient chaude sur mon visage meurtri. Puis plus rien. Je n'entendais plus le bruit de la pluie qui martelait violement le sol, ni le vent dans l'arbre à coté. Je n'entendais plus les voitures. Je ne sentais plus mon banc sous mes fesses. Rien, rien, rien...
Puis, comme un immence gifle, du chaud, de la lumière. J'ouvre les yeux, tout est blanc. Mon ange m'a porter au paradis sans que je n'ai rempli aucun formulaire. Mais c'est alors que je m'apperçois que je suis dans une grande pièce, les murs sont blancs et élégants, les meubles sont noir ou colorés. Un grand piano trone au milieu de la pièce. Il y a des fenêtres et au dehors je vois la pluie, toujours elle. Mais je vois aussi mon banc, tout en bas. Je suis encore mouillée et je me trouve sur un canapé noir. J'ai fait une grosse flaque en dessous de moi. Mais on m'a oter mon gilet. Mon ange ? Où est-il passé ? Je me remets à pleurer.
" Est-ce que ça va ? J'ai enlever ton gilet mais tu es encore mouillé. Si tu veux je te prête des vêtements secs. Mais ce seront les miens, alors ils ne t'iront surement pas."
L'ange ? Il est revenu ! Je me tourne dans la direction de sa voix. Dans l'entrebaillement de la porte, un homme grand et fin se tient droit avec une pile de vêtement dans les mains. Il a l'air gené. Il est magnifique. Ses yeux sont profonds, foncés et pétillants. Il a une belle bouche. Ses cheveux sont brun et frisés. Il me regarde, surement attend-t-il une réponse. Aucun son ne sort de ma bouche, je ne peu même pas me relevé. Je suis paralisé sur le canapé d'un ange. Mais celui-ci s'approche alors puis il s'acroupit près de moi et me regarde avec douceur, un petit sourir illuminant son visage. Je le regarde aussi, mon visage est blême, mais les larmes ont cessés.
"Là bas c'est la salle de bain, prend une douche chaude et mets ces vêtements. Il y a une serviette sur un meuble et une clé sur la porte. Rassures-toi, je ne te veux pas de mal"
Il parle doucement, il fait un gros effort pour parler ma langue. Mais le timbre de sa voix est envoutant. Mon coeur s'embale. Ses dernières paroles sont inutiles, comment un ange peut-il faire du mal à quelqu'un ? Comment mon ange pourait-il me faire du mal ? Il m'aide à me lever. J'ai du mal à tenir sur mes jambes. Sa main est chaude et rassurante. Je me dirige vers cette salle de bain. J'entre, je ferme la porte, mais je ne tourne pas la clé. Je commence à oter mes vêtements. Ils sont lourds tellement ils sont mouillés. Une fois nue, je me glisse sous la douche. Le contacte de l'eau brulante me fait frémire. Je ferme les yeux. Même si je suis vivante, je suis au paradis, j'en suis certaine. Ne voulant pas abuser de l'hospitalité de l'ange, je sortie de la douche après quelques minutes. Et, après m'être séchée, je dépliai la pile de vêtement qu'il m'avait donner. Je commençai par mettre une chemise blanche. Elle me fesait prèsque une robe. Il faut dire que je ne suis pas très grande... Après m'être "habiller" j'ouvris la porte. Il était là, paisible, assis sur une haute chaise, acouder à un bar qui fesait ofice de mur entre une cuisine et le reste le l'appartement. Il était divinement beau. Il me regarda et se mit à rire. Le son qui emergait de son corps remplit ma tête de ]musique, qui embaumait mon coeur. L'atmosphère de cette pièce était unique au monde. Je me sentais bien, j'étais heureuse, j'étais idiote. Je me mis à rire avec lui. Ensembles, nos voix formaient une mélodie, un chant, que personne d'autre que nous ne pouvais entendre. Puis, nous nous arrêtames et il me dit
"Mes habits ne te mettent pas vraiment en valeur. Mais je te trouve quand même très jolie"[/align
Je rougis. J'avais plutot l'air d'un clown. En dessous de cette chemise blanche, j'avais un jeans clair sur lequel j'avais replier plusieurs fois le bas. Ce qui n'emmpèchait pas que l'on ne voit que le bout de mes orteilles dépasser du tissus. Je me sentais ridicule mais pourtant tellement bien. Alors, mon ange me tendit une grande tasse rose. Je m'approchai de lui et la pris. La tasse était fumante. Tandis que je tentais de grimper en haut de la chaise à coté de celle de mon hôte, celui-ci sortit une grande boite jaune et deux cuillères.
"Est-ce que tu aimes le chocolat chaud ?"
Sa façon de dire "chocolat chaud" me fit fondre instantanément. J'aquieçai puis je me mis à rire en voyant qu'il avait en fait sortit une grosse boite de Nesquik.
"Je trouve que ça c'est tout aussi bon que du vrai chocolat. Je sais pas pour toi mais moi j'adore ça."
Sur ces paroles, il se servit cinq immences cuillères dans sa tasse et m'en proposa. Je l'imitai. Il se mit à boire, moi aussi. Nous avions tous les deux une moustache cacaoté autour de la lèvre supérieur. Nous nrions à nouveau. Assise à coté de cet ange qui ne pouvait être que le mien, je savais que je ne partirais plus jamais."Ce rêve, je l'ai déjà fait des centaines de fois. La dernière fois que je le ferais, ce serant quand, en ouvrant les yeux, je ne verais plus mon radio-réveil mais ses yeux pétillants et son visage d'ange, souriant, du cacao sur la lèvre.Le cacaco sur la lèvre, je lui enlèverais en l'embrassant XD